Section de Boucau

Section de Boucau
Accueil
 
 
 
 

Odeur poussière, Ras le bol, conférence de presse du 12/11/2012

 

En ce lundi d’automne, à l’occasion de l’anniversaire de l’initiative du FDG de Boucau et Tarnos. Il y a un an, le 12 novembre 2011, fut lancée une pétition dans la population avec un rassemblement dans un quartier proche du port, à la cité des Forges, lieu historique et symbolique de la tradition industrielle et ouvrière des deux cités voisines. Sur le thème ODEURS, POUSSIERES, DANGEROSITE : LE RAS LE BOL !

Des journalistes de la presse écrite, radio et TV régionale ont assisté à cette conférence de presse au cours de laquelle nous avons rappelé ce qui nous animait fondamentalement : prendre en compte la colère des habitants directement impactés par ces nuisances, de transformer cette exaspération en action citoyenne concrète pour faire bouger les lignes ; sous le slogan « oui au développement économique et industriel encadré mais pas à n’importe quelles conditions ni à n’importe quel prix sur le port de Bayonne ».

C’est en quelque sorte la déclinaison de notre programme, l’humain d’abord du Front de Gauche : engager une politique d’aménagement et de développement industriel du territoire fondée sur les exigences d’emploi, de qualification, de recherche et d’environnement.

Cette nouvelle façon d’entreprendre, de produire et d’échanger mènera à un nouveau type de croissance, plus humaine, sociale et écologique.

La présentation de l’étude "Port de Bayonne : perceptions des habitants des communes riveraines" réalisée par le CSA pour la Chambre de Commerce et d’Industrie Bayonne Pays Basque est très riche d’enseignements et démontre que nous sommes parfaitement en phase avec une large majorité des habitants des communes concernées.

Au bilan, nous constatons que des points ont avancé concrètement suite aux entrevues avec le Président de la CCI, le sous-préfet des Landes à DAX, le président du Conseil Régional à Bordeaux. Nous avons également participé activement au débat public sur l’élaboration du Plan de Prévention Risques Technologiques (PPRT) initié par la DREAL autour de l’entreprise LBC. Enfin la nomination, dans l’année écoulée, d’un nouvel inspecteur de la DREAL dans notre région permet la perspective de contact direct avec les pouvoirs publics. Nous lui avons, d’ailleurs, demandé une entrevue.

Côté positif, nous enregistrons avec satisfaction le respect de certains engagements avec la mise en œuvre d’une grue sur le port équipée d’une trémie aspirante acquise par la CCI afin de réduire significativement les poussières au moment des opérations de chargement /déchargement des cargos.

L’équipement de deux remorqueurs de capacité d’intervention incendie avec des pompes de 600 et 400m3/h.

La mise au point chez LCB d’un système de récupération et d’incinération des gaz de torche pendant les opérations de dépotage afin de supprimer les échappements à l’atmosphère les émanations nauséabondes. Ce dispositif expérimental est en cours d’installation et est peut être opérationnel aujourd’hui. Comme s’y était engagé le directeur du site.

Toutefois ces quelques avancées notoires n’occultent nullement des points durs du dossier :

Les exigences d’une base permanente de pompiers professionnels, côté rive droite,de la réalisation d’une route de contournement pour permettre l’accès à l’embouchure sans passer dans la zone SEVESO 2 de LBC.

Notre étonnement de voir s’achever le laminoir alors que des déchets (ferrailles) n’ont pas été évacués et un ancien bâtiment/hangar de Socadour n’est pas démoli. Locaux amiantés par la couverture en plaques en fibro-ciment. Comme nous le verrons ultérieurement pour les hangars de l’ancien site de Fertiladour.

Les fumées noires des cheminées de TIMAC AGRO dont on ne connait pas la teneur.

La dépollution/décontamination du site de Fertiladour sur la commune de Boucau fera l’objet d’un point particulier.

Il est également un point singulier qui a rapport non plus au matériel, aux techniques, mais aux hommes. Nous avons demandé une étude épidémiologique sérieuse car des statistiques brutes montrent un nombre anormal de cancers qui frapperaient la population de la zone. Plusieurs facteurs de risque peuvent être suspectés. Des médecins du secteur s’en sont émus. Nous allons également renouveler, avec insistance, cette demande auprès des pouvoirs publics.

 

DEPOLLUTION DU TERRAIN AGRIVA (ex Fertiladour)

(Positionnement du FDG de Boucau et Tarnos) synthèse.

 

Cette friche industrielle inutilisée représente, comme nous l’avons toujours dit, un atout très important pour le développement du port puisqu’il s’agit de terrain quasi bord à quai de l’ordre de 77 000 m2 (presque 8 hectares).

Alors que le Président Garreta de la CCI communiquait récemment, dans un article du journal Sud Ouest, la réduction d’activité de 10% du port lié sans doute à la réduction des exportations du bois et du maïs, on peut se poser la question pourquoi ces terrains, sur lesquels l’activité industrielle de production d’engrais à cessé depuis 1992, si propice à un développement d’activités portuaires, sont-ils en déshérence ?

Bien que l’activité industrielle soit arrêtée depuis 20 ans ces terrains appartiennent toujours au même propriétaire le groupe Roullier. 

Description de ce groupe par son Président (extraits) : « groupe international . Implanté dans 42 pays, le groupe Roullier possède 74 unités industrielles… 6200 collaborateurs (dont plus de la moitié sont à l’étranger.ndr) un CA (chiffre d’affaires) cumulé en 2011 de 3,2 milliards d’euros. »

Pourquoi cette situation à BOUCAU ? Parce-que le groupe Roullier n’a pas effectué les travaux de décontamination et de démolition qui s’imposaient depuis 20 ans, pour rendre ces terrains propres et utilisables. Il y a les beaux discours et les plaquettes publicitaires sur la protection de l’environnement, le développement durable, les activités vertueuses du groupe pour répondre aux défis alimentaires mondiaux et… la réalité de n’avoir pas réparé, en temps et en heure et encore à ce jour, les méfaits consécutifs à son activité passée.

Aujourd’hui, les pressions constantes des riverains, des populations et des élus des villes alentours, de la région aquitaine, de la CCI et de l’Etat ont fini par mettre cette société au pied du mur. Il aura fallu des expertises notamment de l’ACRO effectuée en 2010 et enfin l’expertise de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) pour que commence à se profiler une solution fiable.

Bien que le 14 novembre 2011, Alain Rousset, Président du Conseil Régional ait déclaré « … que compte-tenu des conclusions de l’ASN, la Région invitait les services de l’Etat à tout mettre en œuvre pour que ce site soit dépollué, d’abord pour des raisons évidentes de santé et de salubrité publique et souhaite voir imposer le principe de pollueur-payeur afin d’éviter que ce terrain demeure une friche en déshérence »

Qu’en est-il aujourd’hui ? Un an après, rien de visible à l’horizon !

 

Certes, une sorte de rapport d’étape a toutefois été présenté en séance de la réunion plénière du SPPPI le 4 juillet dernier par le représentant du groupe Roullier de TIMAC AGRO définissant la situation et le calendrier des actions des 4 trimestres 2012 et de l’aboutissement programmé en 2013. Force est de constater d’ailleurs que ce planning n’est déjà pas respecté (la démolition des bâtiments existants totalement amiantés était annoncée pour le 4ème trimestre 2012) tout en n’empêchant pas l’arrogance et le dépit du représentant de l’entreprise.. Mais de qui se moque-t-on ? cette situation persiste depuis 20 ans. Cette personne sait parfaitement que cette activité de broyage de minéraux naturellement radioactifs (monazite) provoque des pollutions résiduelles par des radio-nucléides naturels (Thorium 232, Uranium 238) mais le fait qu’ils soient naturels ne signifie pas innocuité !

Mais peut-être veut-il ignorer que cette matière première de l’époque, cette monazite était aussi, en partie, issue de déchets d’usines américaines probablement d’armement, à forte concentration radioactive que les USA étaient très heureux de se débarrasser !

 

Le rapport de l’ACRO réalisé en sept 2010 qui est « l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest » est impartial et incontestable il a d’ailleurs servi de base au rapport de l’ASN, service de l’Etat et n’a pas été contesté.

Ce rapport, selon notre analyse, met en évidence le comportement irresponsable de cette société :

  1. pendant la période d’exploitation du site elle n’a pas suffisamment informé, formé le personnel des dangers encourus, pas respecté certaines procédures de sécurité, les témoignages des survivants et le rapport en atteste.

  2. après la cessation d’activité l’entreprise n’a procédé qu’à des travaux à minima plutôt en masquant momentanément la pollution résiduelle par le confinement sans l’éliminer pour autant.

 

Notre analyse n’est pas l’ouverture d’une polémique stérile mais l’exposé de faits précis et vérifiés. Nous disons aujourd’hui à cette société: « oui nous mettons en cause la sincérité de vos objectifs réels au regard du comportement passé de Roullier ce qui ne nous permet pas de faire confiance à vos affirmations. C’est pourquoi nous renouvelons notre exigence,

 

Les pouvoirs publics, le Conseil Régional, les élus et la pression citoyenne doivent imposer à cette entreprise la mise en œuvre des mesures nécessaires de dépollution dans les meilleurs délais avec le respect intégral des règles de sécurité et de salubrité publique.

 

L’avenir du port de Bayonne, le développement d’activités industrielles maitrisées passent largement par la possibilité d’utiliser ces terrains remis en état une bonne fois pour toute par le responsable de cet état de fait.

Des représentants du Front de Gauche, des riverains, des élus des deux communes ont participé à cette conférence de presse ont répondu aux questions des journalistes et ont exprimé notre détermination. Nous ne lâcherons pas !

 

 

 

GLOSSAIRE:

SPPPI (S3PI): Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles.

CCI BAYONNE PAYS BASQUE: Chambre de Commerce et d’Industrie.

DREAL AQUITAINE: Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.

PPRT: Plan de Prévention des Risques Technologiques.

 

Joël Da Silva

 

Odeur poussière, Ras le bol, conférence de presse du 12/11/2012

le 16 November 2012

Odeur, poussières, dangerosité : le ras-le-bol !

 

Oui au développement économique et industriel encadré, mais pas à n’importe quelles conditions ni à n’importe quel prix sur le Port de Bayonne !

 

Depuis plusieurs années, nous nous battons pour que les nuisances créées par la zone industrialo-portuaire soient réduites : odeurs, poussières... 

A force de mobilisations et de dialogues, d'importantes avancées ont déjà été obtenues.  Nous avons fait la démonstration qu'au XXIème siècle, de telles exigeances n'étaient pas contradictoires avec la création d'emplois et le développement industriel, nécessaire à nos économies locale comme nationale.

Le combat continue cependant !

 

Notre dossier ici.